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jan 2011
Louise Weiss, « Mémoires d’une européenne », III, « Combats pour les femmes », 1968-1976 – Corpus : « Quelles luttes pour les femmes ? »
Posté dans Corpus par cotentinghislaine à 4:53 | Commentaires fermés

« Pour le droit de vote »

      Au XX° siècle, avec la 1ère guerre mondiale qui conduit les femmes à s’insérer dans la vie économique du pays pour remplacer les hommes, partis au front, les luttes féministes s’intensifient : sous l’influence des « suffragettes » britanniques, les femmes combattent alors pour leurs droits civiques, au premier rang desquels le droit de vote.

Carte de propagande électorale de Louise Weiss Louise Weiss prend toute sa place dans ce combat, indissociable pour elle du pacifisme en faveur duquel elle milite aux côtés d’Aristide Briand à la S.D.N. Titulaire d’une des premières agrégations délivrées aux femmes, elle fonde après la 1ère guerre mondiale une revue l’Europe nouvelle, dans laquelle elle prône l’union européenne. En 1979, elle entrera d’ailleurs au Parlement européen, fonction qui marque l’aboutissement de ses luttes en faveur de la paix, même s’il a fallu une 2nde guerre mondiale, sanglante, pour y parvenir. A cette guerre aussi elle a participé en tant que résistante.
Le mot « résistance » pourrait d’ailleurs résumer son existence, résistance contre toute oppression, à commencer par celle que subissent les femmes, « mineures pour leurs biens, majeures pour leurs fautes », clame-t-elle en reprenant la formule de Beaumarchais dans Le Mariage de Figaro.
Le retard de la France Elle fonde en 1934 une association, « La femme nouvelle », qui va entreprendre de faire pression sur les députés qui doivent débattre, en 1935, d’un projet de loi sur le vote des femmes
. L’association s’installe sur les Champs-Elysées, et place en vitrine une mappemonde pour montrer que les femmes votent aux USA, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Tchécoslovaquie… et même en Chine ! N’est-il pas grand temps que la France participe à ce progrès ? Mais les réactions sont violentes, entre ceux qui s’indignent et ceux qui approuvent, comme le montre cet extrait qui les reprend.
Louise Weiss, Louise Weiss, « Combats pour les femmes » Comment répondre aux adversaires, comment organiser le combat ?

L’ORGANISATION D’UN COMBAT

      Il s’agit d’un combat politique, comme le montre la mention des « politiciens » (ligne 19) et leurs interventions directes auprès de Louise Weiss pour tenter de la « dissuader d’agir avec cette force ». Mais celle-ci ne renoncera pas, bien au contraire, à faire comprendre aux hommes politiques qu’ils ont tout intérêt à soutenir la modification du Code Civil.
Une manifestation organisée par Louise Weiss Pour cela, il est nécessaire de créer un mouvement d’opinion, d’où la première action, une distribution de « tracts » pour appeler à soutenir l’association, à « souscrire ». Celle-ci a, en effet, besoin de fonds pour ses interventions. Ensuite il faut se faire connaître plus largement, donc créer un événement que les journalistes relaieront. Cela explique l’installation sur les Champs-Elysées de ce qu’elle nomme une « boutique », à l’image d’une commerçante, sauf qu’elle vendrait, comme marchandises, des idées. La réussite est entière puisqu’ »une foule stationna bientôt devant [la] boutique », attestant de la visibilité ainsi donnée aux idées, ce qui attire rapidement les journalistes. Elle poursuit alors ce travail d’information auprès de la presse, en fournissant elle-même la matière des articles : « Je résumais en petites notes ces cas dramatiques ». La presse n’a-t-elle pas toujours besoin de textes propres à frapper l’imagination des lecteurs, en concrétisant les abus que subissent les femmes ?
=== Tout ce militantisme, parfaitement organisé, va très bien fonctionner, comme le souligne l’hyperbole métaphorique : « Des flots d’encre coulèrent en faveur de nos thèses ».

       De cet extrait ressort donc une image de son auteur, double.
Elle est d’abord une militante pour des idées qui dépassent largement sa personne. Elle est d’abord la porte-parole de toutes celles qui ne peuvent s’exprimer, comme les « femmes de chambre » qui, à la fin de l’extrait lui « chuchotaient » :  « Continuez ». Cela se traduit par l’emploi de la première personne du pluriel : « notre boutique », « nos thèses ».
Louise Weiss, écrivain Mais cela n’enlève rien à la dimension personnelle de son engagement, marquée par la récurrence du « je » : elle est celle qui anime ce mouvement. C’est donc elle aussi que l’on vient trouver, d’abord pour tenter de l’acheter, ce qui prouve d’ailleurs la peur qu’elle déclenche chez les hommes politiques : « Les uns me demandaient à quels honneurs j’aspirais, les autres si j’avais besoin d’argent ». Ces propositions en disent long sur la corruption de la vie politique ! Devant leur échec, ils usent d’une autre arme, la flatterie : « la cause du suffrage était indigne de mon talent ». Enfin, ils lui rappellent à quel point la vie politique est impitoyable, en la menaçant d’être dépossédée du « bénéfice » de son combat par « des femmes déjà enrôlées dans les partis et qui m’en voulaient déjà, mortellement ». La mise en valeur de l’adverbe, entre virgules, rappelle la violence des rivalités politiques sous une IIIème République de régime parlementaire, mais, en même temps, fait de l’adhésion à un parti un acte de pure ambition, une sorte de course à la gloire : on lui reproche, non pas ses idées, que ses rivales soutiennent aussi, mais  »la vedette acquise ».
Nous pouvons alors mesurer la forte personnalité de Louise Weiss. Les tentatives de corruption sont rejetées avec énergie, des lignes 45 à 48, notamment dans des phrases brèves : « J’exigeais mon droit et celui de mes pareilles. Rien de plus, rien de moins non plus. » Mais l’ironie est aussi le moyen de résister, par exemple en montrant qu’elle n’est pas dupe au moyen d’une exclamation : « Mais que de sourires d’indulgence et de conversations interrompues à mon approche ! » C’est bien d’une guerre qu’il s’agit, et la raillerie est aussi une arme face au « feu roulant de sottises [qui crépitait », tel un tir de mitraillette.

      Une grande énergie est donc mise dans cette lutte, pour faire triompher des revendications rappelées dans l’extrait. L’enjeu dominant, base symbolique de toute évolution, est le droit de vote, mentionné à plusieurs reprises : « voter à la place de mon mort », « notre droit de vote », « la cause du suffrage ». Mais, plus globalement, est réclamée une « modification du Code Civil », pour rendre aux femmes leur liberté.
Le droit à la liberté Elles ne disposent pas, en effet, de la liberté de voyager : « signature maritale exigée pour toute délivrance de passeport ». Elles n’ont pas non plus la liberté d’aller défendre leurs droits en justice, si leur conjoint n’entreprend pas lui-même cette démarche : « elle ne pouvait pas suivre ses débiteurs », « il lui refusait l’autorisation d’entamer le procès qui lui eût permis de recouvrer ses créances ». Enfin leur liberté économique est inexistante, quelle que soit leur place dans l’échelle sociale, comme le montrent les deux exemples évoqués. D’un côté, il y a la « marchande des quatre saisons », avec le discours rapporté direct : « Elle nous cria : - Mon mari boit ma jambe ! » Cette expression pittoresque se trouve expliquée ensuite : « l’assurance avait, en effet, exigé la signature » du mari, ici qualifié de « malandrin », c’est-à-dire de voleur. N’a-t-il pas « empoché la somme » compensatoire à une douleur subie par sa femme, et pour quoi faire ? Pour la « transform[er] en pastis » ! Mais les femmes de la haute société ne sont pas en meilleure posture. La « dame emmitouflée de zibelines », fourrure de grand luxe, et sortant d’une « Rolls », révèle, dans un discours ici indirect libre, comme si elle n’osait même pas s’exprimer directement, un total paradoxe : sa richesse n’est qu’apparente, « son mari ne lui donnait pas d’argent », « elle ne disposait pas d’un franc ». La négation restrictive dans « elle n’était que sa réclame » résume avec lucidité le sort des femmes dans la haute société : elles ne sont, pour l’homme, qu’un objet pour étaler sa puissance.
=== Ce texte reproduit donc de façon particulièrement vivante les enjeux des luttes féministes.

LES REACTIONS PROVOQUEES

La forme du texte, avec l’insertion du discours rapporté direct qui juxtapose des réactions opposées, permet de balayer toutes les catégories socio-professionnelles en rappelant les arguments des deux camps en présence.

      Pour les adversaires, deux raisons sont mises en évidence.
D’une part, est affirmée l’infériorité de la femme, car l’idée du vote féminin entraîne une crise de l’identité masculine, les hommes le ressentant comme une façon d’amoindrir leur pouvoir. Ce désir de maintenir la femme dans un statut social inférieur se retrouve dans tous les milieux. Ainsi la question du  »bourgeois« , « Et nos chaussettes ? », avec sa vulgarité, rappelle que la femme, au sein de la famille, doit d’abord se consacrer aux tâches ménagères pour satisfaire son époux. On notera le mépris dans sa voix, à travers le verbe introducteur, « se gaussait », c’est-à-dire tournait au ridicule la prétention féminine à l’égalité. La réaction du « grand patron » est plus élégante, il « critiquait », mais tout aussi méprisante, à la fois pour la classe ouvrière (« Il suffit que les balayeurs votent ») et pour les femmes, qui se retrouvent placées plus bas que des « balayeurs » dans cette comparaison implicite. Enfin la réaction de l’ouvrier se traduit déjà par son geste, il « roulait les épaules », façon de mettre en évidence le seul pouvoir qu’il possède, en fait, sa force physique. Mais il formule un discours menaçant, qui, par l’hypothèse, sous-entend la violence dont les femmes peuvent être les victimes : « Ah ! Si ma bourgeoise ne votait pas comme moi, je lui dirais deux mots. »
C’est encore pire à la fin du texte, quand cette argumentation « Côté messieurs » se dissimule sous un discours paternaliste, regroupé dans les trois exclamations des lignes 53 et 54. La reconnaissance d’un pouvoir féminin sur les « coeurs » n’est, en réalité, qu’une feinte pour mieux les maintenir dans leur état d’infériorité. L’hypocrisie se perçoit bien dans la première exclamation, « J’aime trop les femmes pour leur permettre de voter ! », comme si le vote était un acte impur, propre à salir la pureté et l’innocence féminines… La femme, pour son salut, doit donc rester à l’écart d’une vie politique corruptrice. « Nos coeurs les protègent mieux que le Code ! » montre tout le pouvoir que la femme exercerait sur l’homme : l’amour le transformerait ainsi en noble chevalier, tout prompt à voler au secours de sa bien-aimée, comme en souvenir des temps médiévaux. L’homme n’est-il pas généreux lorsqu’il est mû par l’amour ? Enfin l’ultime paradoxe, « Plus elles sont faibles, plus elles sont fortes », est à rattacher à l’image traditionnelle de la faiblesse féminine, qui, avec ses armes, tendres regards, larmes, évanouissement…, triompherait de l’homme le plus endurci ! La femme jouerait donc de sa faiblesse pour obtenir de l’homme ce qu’elle veut, nul besoin d’y ajouter le pouvoir de la loi.
Mais l’adversaire le plus insupportable est « Côté dames », car les deux premières phrases révèlent qu’elles ont parfaitement intégré leur propre état d’infériorité. Elles deviennent ainsi elles-mêmes les causes de leur état d’asservissement, d’abord par un orgueil de classe parfaitement assumé : « Un droit que je partagerais avec ma cuisinière ! Fi ! » L’interjection traduit tout le mépris, qui rejaillit de ce fait sur le droit de vote. Parallèlement, elles se complaisent dans cette image que les hommes leur renvoient d’elles-mêmes et du droit de vote, indigne : « J’ai mieux à faire que de voter. »
=== Ainsi l’auteur se retrouve entre deux tirs croisés d’arguments, dont la présentation plaisante, « Côté messieurs », « Côté dames », donne l’impression d’une mise en scène théâtrale, ce qui souligne l’hypocrisie comique de tels propos.

Et si les femmes votaient... D’autre part, la peur du vote féminin est évidente : « Les politiciens s’inquiétaient ». Cette lutte féministe prend, en effet, une « force » qui sonne comme une menace. Cela apparaît nettement à travers la question de « l’officier » qui « comparait » : « Et nous, nous, de la Grande Muette ? » Comment accepter que la femme bénéficie d’un droit, ici d’expression libre, alors même qu’il est refusé à l’armée, surnommée « la Grande Muette » ? La femme s’affirmerait ainsi supérieure à la force suprême du pays, ce qui est inacceptable ! A cela s’ajoute la peur que la femme « vote mal », donc enlève aux partis politiques une part de leur puissance. C’est ce que traduit l’exclamation d’ »alarme » du « franc-maçon », « Gare aux curés ! ». Ce « franc-maçon », membre du parti républicain à une époque où la « gauche » lutte contre l’influence du parti clérical, soutenu par l’Eglise, redoute l’influence du clergé sur des femmes qui, traditionnellement, fréquentent plus les églises que les hommes.

=== Tous ces discours rapportés symbolisent, en fait, tous les clans qui se liguent cntre les revendications féministes.

Cependant les soutiens ne manquent pas, même de la part des hommes, mais l’ouverture d’esprit que leurs discours semblent manifester reste à nuancer. Parmi eux, celui du « réformateur » est particulièrement ambigu :  »J’en ai honte pour la France. » Mais à quoi renvoie le pronom « en » ? Aux revendications des femmes, certainement. Mais plaint-il le sort qui leur est réservé ? Pas vraiment… Ce qu’il déplore est le fait qu’elles doivent revendiquer des droits que d’autres pays leur ont déjà accordés, donc le retard pris par le pays traditionnellement considéré comme celui « des droits de l’homme et du citoyen ». Il intervient donc plus par patriotisme, comme le renforce le verbe introducteur, « professait », que par pur désir de justice. Tout aussi peu satisfaisante est l’intervention de « l’intellectuel« , dont la valeur est déjà amoindrie par le verbe qui le présente, « marmottait », très péjoratif car cela ressemble à une sorte de radotage sans réelle conviction : « Elles ont raison, en droit.  » La formule détachée, « en droit », signifiant « selon l’approche théorique de la loi », ne constitue-t-elle pas une restriction ? Car au « droit », intangible, s’oppose bien souvent la variabilité de la « jurisprudence », c’est-à-dire la pratique…
=== Donc le soutien apporté par les hommes n’est pas très solide.

En faveur du droit de vote des femmes  L’approbation est plus nette de la part des femmes, et l’on sent dans cet extrait la révolte qui monte, là aussi en fonction de la classe sociale et de l’expérience personnelle de chacune. La première à intervenir est « la vieille fille » : elle « menaçait : – A bientôt notre tour. » Le fait qu’elle ne soit pas mariée, dont soit considérée comme dédaignée par les hommes, transforme le désir du droit de vote en une sorte de revanche. Les sanctionner par un bulletin de vote, n’est-ce pas regagner un pouvoir contre eux ? Plus légitime apparaît le discours de « la veuve de guerre » : « Oui, voter à la place de mon mort ». N’a-t-elle pas gagné, en donnant au pays ce qu’elle avait de plus cher, avec l’adjectif possessif insistant (« mon mort »), le droit que le pays lui donne à son tour le pouvoir qu’elle a perdu, puisqu’elle n’a même plus de mari pour la soutenir ? Enfin « la dame » élégante et riche, même si elle ne peut pas apporter de soutien financier, est tout à fait consciente de son absence de droits, et se sent, elle aussi, une victime impuissante comme le prouvent ses « larmes aux yeux ». Mais le simple fait de faire arrêter le chauffeur de la « Rolls » et de « demand[er] timidement quelques tracts » constitue déjà une forme de résistance de sa part, et la preuve qu’elle désire un changement. Louise Weiss termine cette revue par le cas le plus pathétique, celui de la « maman« , nommée ainsi pour accentuer la douleur qu’elle a dû ressentir de n’avoir pas pu serrer dans ses bras « son fils [...] mort en Angleterre sans l’avoir revue », puisqu’elle n’a pu se procurer seule un passeport.
Union française pour le suffrage des femmes Mais c’est surtout dans le monde du travail que la révolte est la plus forte. « La commerçante » exprime fortement, par son exclamation, une injustice : « Tiens, si je refusais ma feuille d’impôts ! » Elle retrouve spontanément un argument des « suffragettes » : il est injuste que la femme paie des impôts, mais n’ait aucun droit de regard sur les choix budgétaires pour les utiliser. Le cas de la « marchande des quatre saisons » est dramatisé par son entrée en scène : « claudiquant sur un pilon de bois ». Elle travaille, en effet, et a droit à une pension d’invalidité pour son infirmité, pension dont finit par bénéficier un mari sans scrupules. La formule imagée, « Mon mari boit ma jambe ! », au-delà du sourire qu’elle peut susciter, la montre victime, elle aussi impuissante. Puis vient « la fourreuse« , dont la plainte est rapporté dans le discours indirect libre, comme pour reproduire la privation de son droit de se plaindre et de réclamer justice. Déjà victime de « débiteurs » qui comptent sur sa faiblesse, elle est aussi victime du chantage d’un mari qui veut ainsi obtenir son « consentement » pour divorcer : signature contre signature, en quelque sorte… C’est sur cette révolte des travailleuses que se ferme d’ailleurs le passage, avec « les femmes de chambre« , qui apportent un soutien, certes prudent (« chuchotaient »), mais affirmé : « Continuez ». Le pluriel les regroupe, car, elles-mêmes étant au service d’autrui », subissent une double humiliation, et en éprouvent donc un désir plus fort de retrouver leur dignité.

=== Chez toutes ces femmes représentées, autant de « cas dramatiques », on constate la même colère, sous des formes différentes, et le désir de trouver la reconnaissance de leur place dans la société et, plus simplement, de leur valeur d’êtres humains.

CONCLUSION

L’intérêt de ce texte vient de sa forme originale, qui joue sur les discours rapportés, directs et indirects, sur les registres polémique et pathétique, et sur l’ironie pour restituer, de façon vivante, le débat qui divise alors l’opinion publique, et montrer l’importance de la lutte en faveur des droits des femmes.
Pour écouter Louise Weiss, une interview : http://www.youtube.com/watch?v=0BWA0i5ZMdE

C’est, dans cette période, une véritable « gageure », comme le révèle le pari des deux journalistes dans le texte : « Elles réussiront », « Elles ne réussiront pas ». En 1936, sous le Front Populaire, la Chambre des députés vote en faveur des Droits civils, mais le Sénat fait durer les débats, et la loi ne sera pas votée. Puis en 1938, une réforme assouplit un peu le statut de l’épouse.
Le premier vote des femmes Mais il faudra attendre la Libération, en 1944, pour que les femmes obtiennent le droit de vote, qu’elles exerceront pour la première fois en 1945.


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